Culture LGBTQ+

Qu’est ce que le Queerbaiting ?

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Le queerbaiting, c’est quand un média nourrit une ambiguïté sur l’identité LGBT d’un personnage ou le plus fréquemment la relation entre deux personnages du même genre afin d’attirer le public et les fans LGBT et d’engranger de l’argent, mais de nier toute réelle représentation de LGBT pour ne pas perdre du public ou s’attirer les foudres des associations conservatrices. Vu qu’on dort mal en ce moment et qu’on a besoin d’extérioriser notre frustration, on vous met des exemples. N’hésitez pas à vous énerver avec nous et à rager sur d’autres médias si vous voulez !

Sherlock : bon, on arrive des années après la bataille, mais c’est vrai que dans cette adaptation moderne de Sherlock Holmes, tout le monde y compris dans la série remarque la relation trèès fusionnelle entre Sherlock et John Watson, et le puissant homoérotisme non seulement entre les deux mais également entre Sherlock et sa némésis Moriarty (en prime joué par Andrew Scott, qui est gay et qu’on a adoré dans Pride). La série est dans le queerbaiting traditionnel comme celui de Supernatural, initialement pensé pour attirer les jeunes femmes hétérosexuelles fans de slash fics (parce que naturellement les LGBT n’existent pas à l’époque, même pas dans ce sous-groupe), et réussit également à “convertir” à l’hétérosexualité un personnage lesbien, donc de quoi rager.

Killing Eve : plus difficile de s’énerver sur Killing Eve. Ressemblant pas mal dans les thèmes  à Hannibal où quand même on attend sans résultats pendant trois saisons que le détective ken avec le tueur en série psychopathe qu’il recherche (pas merci Ryan Murphy, bon tu as fait mieux à côté), le scénario repose sur la relation de fascination et d’extrême tension sexuelle entre l’agente du MI6 et la tueuse à gages qu’elle chasse, Villanelle, qui, pour une fois, n’est clairement pas hétérosexuelle, et c’est confirmé à l’écran. En revanche, la relation en reste en grande majorité à la tension non résolue, et (spoiler) on préfère les montrer s’entretuer que se galocher violemment (alors S3E3 je sais mais franchement…). Au moins vous pourrez voir Jodie Comer en power suit donc c’est déjà ça.

Killing Eve : plus difficile de s’énerver sur Killing Eve. Ressemblant pas mal dans les thèmes  à Hannibal où quand même on attend sans résultats pendant trois saisons que le détective ken avec le tueur en série psychopathe qu’il recherche (pas merci Ryan Murphy, bon tu as fait mieux à côté), le scénario repose sur la relation de fascination et d’extrême tension sexuelle entre l’agente du MI6 et la tueuse à gages qu’elle chasse, Villanelle, qui, pour une fois, n’est clairement pas hétérosexuelle, et c’est confirmé à l’écran. En revanche, la relation en reste en grande majorité à la tension non résolue, et (spoiler) on préfère les montrer s’entretuer que se galocher violemment (alors S3E3 je sais mais franchement…). Au moins vous pourrez voir Jodie Comer en power suit donc c’est déjà ça.

Disney est très fort aussi pour le queerbaiting et nous a déjà dans ses diverses franchises offert une foultitude de “premiers personnages LGBT” en arrière-plan, ce qui rend les films faciles à éditer (environ une seconde à retirer) pour qu’ils puissent sortir dans les pays homophobes (parce que bon, pour appeler de la transphobie, il faut un minimum parler ou montrer de personnes trans, et jusque là moyen). Petite larme en pensant à Elsa de la reine des neiges où bon le doute est super entretenu. Et les gens vont quand même à la “Pride” de Disneyland ! allez savoir.

JK Rowling : notre autrice à la wokerie performative préférée, qu’on pourrait aujourd’hui renommer SuperTerf grâce à ses prises de position méga-transphobes d’ailleurs, compense le fait que dans ses bouquins (qu’on aime beaucoup au demeurant (pourquoi les gâche-t-elle en ouvrant la bouche) les minorités ne foisonnent pas en inventant des statuts de minorité aux personnages – remember Hermione est noire mais c’était caché. Du coup, non seulement on a eu droit aux loups-garous porteurs du VIH (ceux qui sont violents, un danger pour la société et surtout pour les enfants hein), à une relation surtout dans les films trèès proche et un peu tactile entre Lupin et Sirius – Lupin qui finit aussi avec Tonks, une fille un peu plus queercodée que les autres dans la série, et puis bien sûr, à Dumbledore gay sans rien qui ne le laisse penser, et surtout, lorsqu’on le montre plus jeune à l’écran dans un film où son amant apparaît, après la “révélation”, rien qui ne le montre. Bref, le queerbaiting moderne : le beurre (des LGBT) et l’argent du beurre (des homophobes).

JK Rowling : notre autrice à la wokerie performative préférée, qu’on pourrait aujourd’hui renommer SuperTerf grâce à ses prises de position méga-transphobes d’ailleurs, compense le fait que dans ses bouquins (qu’on aime beaucoup au demeurant (pourquoi les gâche-t-elle en ouvrant la bouche) les minorités ne foisonnent pas en inventant des statuts de minorité aux personnages – remember Hermione est noire mais c’était caché. Du coup, non seulement on a eu droit aux loups-garous porteurs du VIH (ceux qui sont violents, un danger pour la société et surtout pour les enfants hein), à une relation surtout dans les films trèès proche et un peu tactile entre Lupin et Sirius – Lupin qui finit aussi avec Tonks, une fille un peu plus queercodée que les autres dans la série, et puis bien sûr, à Dumbledore gay sans rien qui ne le laisse penser, et surtout, lorsqu’on le montre plus jeune à l’écran dans un film où son amant apparaît, après la “révélation”, rien qui ne le montre. Bref, le queerbaiting moderne : le beurre (des LGBT) et l’argent du beurre (des homophobes).

Sinon, dans les derniers Star Wars, même les acteurs trouvaient que la relation entre Finn et Poe était du pur queerbaiting, malgré la soupe qu’on nous sert sur “non mais l’amitié c’est + important vous savez c’est pas parce qu’on veut pas hein on pensait que c’était mieux”.

D’après internet (perso j’ai pas vu ces oeuvres), on retrouve également du Queerbaiting dans : X Men, Good Omens, Merlin, Once Upon a Time, Riverdale, Rizzoli and Isles, Supernatural, Supergirl, Teen Wolf, Captain America : Civil War, Fantastic Beast: The crime of Grimwald, et plein d’autres trucs. Si vous en connaissez certains de cette liste, n’hésitez pas à nous envoyer une petite description que l’on pourra intégrer à cette page !

Sinon, dans les derniers Star Wars, même les acteurs trouvaient que la relation entre Finn et Poe était du pur queerbaiting, malgré la soupe qu’on nous sert sur “non mais l’amitié c’est + important vous savez c’est pas parce qu’on veut pas hein on pensait que c’était mieux”.

D’après internet (perso j’ai pas vu ces oeuvres), on retrouve également du Queerbaiting dans : X Men, Good Omens, Merlin, Once Upon a Time, Riverdale, Rizzoli and Isles, Supernatural, Supergirl, Teen Wolf, Captain America : Civil War, Fantastic Beast: The crime of Grimwald, et plein d’autres trucs. Si vous en connaissez certains de cette liste, n’hésitez pas à nous envoyer une petite description que l’on pourra intégrer à cette page !

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